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Chrétien relais :

Christine Solleau – Tél : 05 46 06 75 79

"Perdre son temps devant le Seigneur"

Pourquoi Saint Pierre es liens ?

L’expression « Saint-Pierre-es-Liens » fait référence au récit de l’emprisonnement de Pierre à Jérusalem par le roi Hérode Agrippa (petit fils d’Hérode le Grand qui avait fait massacrer les enfants de Bethléem) à Jérusalem en l’an 43. C’est saint Luc qui en fait le récit dans les Actes des Apôtres au chapitre 12.

Après avoir fait décapiter saint Jacques aux alentours des années 41-44, Hérode fit arrêter Pierre, le fit emprisonner et enchaîner aux murs de la prison avec l’intention de le faire exécuter après la fête de la Pâque.

La veille du jour de son exécution, alors qu’il dormait dans la prison gardée par seize soldats, deux autour de lui, les autres à la porte, la prison fut soudain éclairée par une grande lumière. Un ange ordonna à Pierre de se lever, de mettre son manteau et ses chaussures et de le suivre.

Pierre fit ce qu’on lui disait et ses chaînes tombèrent : il passa devant les gardes, la porte de fer s’ouvrit toute seule et Pierre qui, jusque-là, avait cru que tout se passait dans un songe, se retrouva libre dans la rue. Il partit rejoindre ses amis qui s’étaient mis à prier pour qu’il soit libéré.

Lorsqu’il frappa à la porte, une servante vint s’informer pour savoir qui frappait. Elle reconnut la voix de Pierre et au lieu d’ouvrir alla annoncer que Pierre était là. On la traita de folle. Mais Pierre continuait de frapper et on alla finalement lui ouvrir. On peut imaginer leur stupeur !

Ils se débrouillèrent pour récupérer les chaînes qui avaient lié Pierre.

Plus tard, en 64, Pierre fut de nouveau arrêté à Rome par Néron, emprisonné, enchaîné à la prison Mamertine et finalement crucifié la tête en bas.

Quatre siècles plus tard, on retrouve ces chaînes dans l’église Saint-Pierre et Saint-Paul sur le mont Esquilin à Rome.

Eudoxie, l’épouse de l’empereur Valentinien III (425-455), donna au pape Léon 1er les chaînes censées avoir lié Pierre dans la prison de Jérusalem.

Celui-ci les plaça dans l’église Saint-Pierre et Saint-Paul où se trouvaient déjà les chaînes de l’emprisonnement de Pierre à Rome.

À peine placées l’une à côté de l’autre, elles furent miraculeusement réunies sans trace aucune de soudure. On peut les voir aujourd’hui dans cette même église qui maintenant a pour nom « Saint-Pierre aux liens », on la nomme aussi la « Basilique Eudoxienne » en référence à Eudoxie.

Selon la tradition, les chaînes avec lesquelles l’apôtre a été emprisonné à Jérusalem ont été données à l’impératrice byzantine Elia Eudocia (400-460) qui, à son tour, les a donné à sa fille, Licinia Eudossia (422-493). La jeune impératrice les a ensuite donné au pape Léon le Grand. Le Pape les plaça près de celles qui servirent à emprisonner l’apôtre à Rome. Par miracle, dès qu’elles se touchèrent, elles fusionnèrent en une seule !

"Perdre son temps devant le Seigneur"

L’Eglise de Médis est citée dès 1098 par le cartulaire de Vaux sous le nom de St Pierre es liens.

L’Eglise actuelle fût construite au XIIème siècle sur des vestiges plus anciens. Au moyen âge elle avait un beau portail à arcades, un clocher carré d’arcs aveugles et un sol de terre battue avec quelques pierres tombales de prêtres et des seigneurs de Médis.

La façade a été considérablement restaurée en 1858 dans le style roman saintongeais avec ses trois arcs de rez-de chaussée et son arcature du registre supérieur. L’intérieur fût refait à l’époque gothique et dû souffrir des guerres de religion puisque tout le chevet fût rebâti au XVIème siècle. Une chapelle souterraine se trouve sous le chœur.

En 1554 quatre de ses cloches furent emmenées au château de Royan suite à des troubles contre la gabelle.

En 1611 le curé Millaud et le prieur Maurisse demandent un logement qui fut démoli pendant les guerres de religion. A ce moment là, l’église est à l’abandon.

En 1836 le conseil municipal est inapte à restaurer l’église. Une subvention de 704 francs fût accordée par le ministre des cultes. A cette époque la messe était dite dans le chœur en entrant par la petite porte maintenant bouchée située près de la crypte. Par le portail on jetait les ordures dans la nef, habitude fâcheuse interdite en 1849.

En 1856 le conseil municipal décide sa restauration : de 1858 à 1860 le clocher est abattu et la façade reconstruite.

1940-1944 : pendant l’occupation, le culte est célébré dans la crypte et l’église eut beaucoup à souffrir des combats de la libération. Pour la défense de la poche de Royan les allemands avaient installée des mitrailleuses dans le clocher. L’église fut rendue au culte en 1946 et réparée en 1950.

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