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Jacqueline Mounier

"Perdre son temps devant le Seigneur"

Notre Dame de l'Assomption ?

A l’heure de son trépas, précise Jean-Paul II, Marie est transportée, glorifiée « corps et âmes » auprès du Seigneur : c’est le dogme de l’Assomption, en opposition aux certaines traditions apocryphes où elle n’est pas morte parce qu’elle est préservée de la faute originelle par la grâce de son Immaculée Conception. Le 15 août est une fête chômée et solennelle avec un office liturgique consacré à la prière et à la vénération de la Vierge. Le dogme invite les croyants à vivre leur futur sous « le manteau » de Marie, sous sa protection. Elle les mène par le chemin de la foi à la promesse d’une vie éternelle, à l’instar de Jésus par la résurrection.

L’origine de l’Assomption

Assomption provient du latin « assumere » qui signifie « prendre avec soi ». Dans l’ancien testament, on parle de l’Assomption d’Elie le prophète qui préfigure aussi celle de Marie. Vers le IVe siècle, on célèbre la fête de l’Assomption de la Sainte Vierge à Antioche puis en Palestine, au Ve siècle. A l’époque, à Jérusalem, l’évêque Juvénal lui dédie une église appelée Kathisma (Siège), entre Nazareth et Bethléem. Au VIe siècle dit-on, en Orient, l’empereur Maurice choisie la date du 15 août pour commémorer l’inauguration d’une église à Gethsémani vouée à Marie montée au ciel, la fête est appelée Dormition. Au début du VIIe siècle, après la destruction de Jérusalem, une homélie de Saint Modeste affirme, clairement,  l’Assomption au ciel du corps et de l’âme de Marie. D’Orient, la fête passe en Occident qui s’établit à Rome sous le pontificat de Serge 1er qui y ajoute des processions qui seront supprimées ensuite par Pie V au XVIe siècle. L’édit du 10 février 1638 par Louis XIII, roi de France, proclame le 15 août : fête de l’Assomption comme fête nationale (jusqu’en 1893)  en gratitude à la vierge pour un vœu formulé et exaucé, celui de lui avoir accordé un héritier, le futur roi Louis XIV. Le 1er novembre 1950, Pie XII annonce mondialement la foi en l’Assomption de la Vierge Marie (n°44 de la constitution apostolique « Munificentissimus Deus » définissant son dogme). Et en 1964, le n°67 de la constitution « Lumen gentium » couronne sa vision de l’Eglise par une contemplation de la mère de Jésus. Marie est plus que jamais aux yeux des fidèles une femme de foi, disciple, modèle, Mère de l’Eglise et de la paix, souligne Paul VI. A la seconde moitié du XXe siècle fleurit, entre autres, le mouvement Focolari au sein de l’Eglise catholique romaine qui  désigne la Vierge comme l’accueil parfait de l’amour Trinitaire : fille de Dieu, le père, épouse de l’Esprit Saint et Mère de Dieu, le fils.

Source : Le jour du Seigneur

"Perdre son temps devant le Seigneur"

Dans la nuit du 4 au 5 janvier 1945, la chapelle des Dunes disparaît sous un déluge de bombes.

Le Père Laurent, capucin, responsable du culte dans le quartier du Parc, commence par dire ses messes en plein air. Puis, il arrive à se procurer une cabane en planches qu’il baptisa « Notre dame des Planches ».

 

Les architectes Bauhain et Baraton, sont pressentis pour faire les plans et suivre les travaux de reconstruction d’une église dans le quartier.

La première pierre est posée dès 1951. Le 3 août 1952, Mgr Liagre consacre l’autel. Le 1er Janvier 1953, le Parc est érigé en paroisse. Le Père Laurent, ancien aumônier militaire, en devient le premier curé.

L’intérieur de l’église surprend. Aucun pilier n’encombre la nef. La toiture est tenue par de grands contreforts en béton, en partie encastrés dans les murs.

Le grand tympan de l’entrée est l’œuvre du peintre Trébuchet. Il est constitué de plaques de céramique de Gien. Il représente « l’Assomption », l’église étant sous la protection de Notre Dame de l’Assomption.

Sur la droite de la nef, s’ouvrent de petites chapelles.

La première en entrant est consacrée à Sainte Jeanne d’Arc. Quelques scènes de sa vie sont représentées.

La seconde est un hommage à Sainte Thérèse de Lisieux.

La troisième est consacrée à Saint François d’Assise. Le Père Laurent avait une dévotion toute particulière pour Saint François. C’est lui qui a demandé que le chemin qui longeait l’église soit baptisée Avenue Saint François.

Au fond de l’église, la chapelle de la Vierge est un lieu de prière.

Enfin, la petite chapelle du Sacré Cœur, dont l’image centrale possède une grande puissance de recueillement.

Les vitraux ont été conçus et réalisés par le peintre Maurice Rocher et le maître verrier Jean Barillet. Les artistes ont porté un soin particulier aux vitraux latéraux, au dessus des chapelles.

Ils ont volontairement utilisé les trois couleurs fondamentales : le bleu, le jaune et le rouge.

L’Eglise est orientée Nord-Sud. Le matin, au lever du soleil, ce sont les vitraux de droite qui lentement, peu à peu, sortent de la nuit ce lieu de silence, de méditation qu’est une église. Le soir, insensiblement, par les vitraux de gauche, la lumière, les couleurs s’estompent et la nef plonge, de nouveau, dans le mystère de la nuit.

Extrait de la conférence de M. Yves Delmas « Les églises de Royan au cours des âges ».

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